Stéphane Masson / Les Machines à Images

Passé maître dans l’art du détournement, s’inspirant du travail décalé de la compagnie de rue "Royal de Luxe" ou de Pierrick Sorin, Stéphane Masson sévit depuis 2004, semant son humour insolite dans notre morne quotidien. L’artiste vidéaste signe sa première participation à la Fête des Lumières en 2010 avec son mémorable Bisou. Depuis, ambassadeur de la Fête des Lumières, ce trublion inventif trimballe ses drôles d’installations de Bruxelles à Dubaï et de Bucarest à Singapour. Ses interventions dans l’espace public, que le Toulousain appréhende comme des « attentats poétiques », revêtent toujours cette part d’inattendu qui interpelle et fait sourire. En 2018, il dissémine ses œuvres du centre commercial Part-Dieu à The Village, situé à Villefontaine.


Toutes les oeuvres

Dans mon bocal (2018)

Tel un triptyque, Dans mon bocal se compose de trois installations vidéo qui jouent sur la notion de contenu/contenant. En hauteur, un bâtiment qui surplombe The Village semble se remplir d’eau pour se transformer en aquarium géant dans lequel tente d’évoluer un gigantesque poisson. Puis The Big aquarium donne l’illusion de se vider et de s’emplir à nouveau pour accueillir cette fois une multitude de poissons écarlates. Plus loin, au milieu du village, l’installation Aquarium car, sur le même principe, est peuplée d’une myriade de poissons rouges. Enfin, Cube étrange expose une collection de bocaux à l’intérieur desquels sont projetés des animaux, des gens qui dansent, des femmes qui tournent, des feux d’artifices, des gens grimaçants, d’autres envoyant des bisous… Tous ces mini univers sont mis en conserve pour un moment d'éternité virtuelle. Cette œuvre interactive, grâce à un dispositif vidéo, permet aussi au public de s’immortaliser dans un bocal quelques instants.

Ascenseurs étranges (2018)

Place de l’eau, dans le centre commercial la Part-Dieu, les chalands s’activent à leurs emplettes, quand soudain à partir de 17h, les vitres des deux ascenseurs font apparaitre d’étonnantes images. Un cochon bruyant, une chèvre mâchouillant, un pingouin barboteur, un lion arrogant, une poule perplexe ou une tortue désorientée se succèdent là, dans une joyeuse cacophonie. Toujours en quête d’offrir un regard décalé sur notre quotidien, Stéphane Masson a écrémé zoos, fermes et animaleries pour immortaliser tous ces animaux… Par un système de projections vidéo, l’artiste convie ainsi un bestiaire improbable à l’intérieur de ces espaces exigus dans lesquels les usagers restent évidemment les bienvenus.

Supercube, l'incroyable collection (2014)

Mairie du 4ème, Lyon 4

Laissez-vous prendre en photo devant la Mairie du 4ème arrondissement, et devenez, à votre tour, l’un des multiples personnages qui participent à l’animation de ce grand cube lumineux constellé de 400 silhouettes d’hommes et de femmes enfermées chacune dans un bocal.

L’Ascenseur Etrange (2012)

Les ascenceurs des métros, Lyon 2, Lyon 4, Lyon 6, Lyon 7, Lyon 9

Dès la tombée de la nuit, d’étonnants voyageurs prennent place dans les ascenseurs du réseau TCL. Une girafe pliée en deux, un éléphant peu à son aise ou encore un pingouin qui prend l’ascenseur pour une baignoire. Les usagers sont les bienvenus au milieu de ce bestiaire tout en bruitages et en images.

Et après la Fête des Lumières :
Nuits Blanches de Bruxelles 2013
La Novela de Toulouse 2013
Festival Lausanne Lumières 2013

La Voiture Aquarium (2011)

Stéphane Masson décide, pour la Fête des Lumières 2011, de transformer la mythique Fiat 500 en un aquarium. Celle-ci se remplit d’eau et se peuple de poissons rouges dans une vidéo contemplative tout en contraste. Le vidéaste toulousain reproduit son inspiration dans des cabines d’ascenseur du métro en 2012.

Et après la Fête des Lumières :
Night Festival Singapour 2012
Festival La Novella 2013, Toulouse
Dubaï festival of lights 2014

Le Bisou (2010)

Sollicités pour donner un bisou à la caméra, les habitants du quartier se sont volontiers prêtés au jeu. Cette récolte de tendresse livre la vidéo « Bons baisers de Lyon », diffusée en boucle dans les lampadaires et à travers les fenêtres des bâtiments de la place. En plus de ces bisous au format XXL offerts aux passants, des embrassades lumineuses s’échappent des réverbères. Cette distribution surréaliste d’images généreuses dans des lieux détournés est une vraie bouffée de poésie dans le quotidien urbain.

Et après la Fête des Lumières :
Fête du jardin 2012, Toulouse
Sapi Festival à Saint Jans Cappel 2012, Bailleul
Expos vagabondes de Salvagnac 2012
Alliance française de Turin 2012