À partir de peintures à l’huile représentant les maisons de Pacific Palisades à Los Angeles, touchées par les incendies de janvier 2025, Louis-Paul Carron compose une fresque murale animée, comme une image qui garde la mémoire d’un paysage disparu. Les maisons restent intactes, baignées de couleurs vives, tandis que les images peintes se succèdent dans une atmosphère contemplative.
Sans montrer les flammes, l’artiste évoque la perte d’un lieu familier à travers les crépitements du feu, les sirènes. Peu à peu, les sons d’oiseaux et d’autres animaux font entendre le retour possible de la vie. Entre mélancolie et espoir, l’œuvre explore la solastalgie, ce sentiment douloureux de perdre un environnement auquel on est profondément attaché.