Pendant quatre minutes, Countdown donne à voir un phénomène invisible : l’érosion progressive du vivant. Sous les yeux du public, un réseau de racines d’abord dense et luxuriant se transforme peu à peu. Elles raccourcissent, perdent leurs extrémités, se raréfient, jusqu’à ne laisser qu’un vestige. Le compte à rebours n’apparaît jamais : il s’incarne dans la matière elle-même.
Le mapping évolue par strates, accompagné par une palette qui glisse progressivement du vert organique vers un univers plus blanc, noir et clinique. Le paysage sonore suit cette transformation : aux sons du monde vivant succèdent l’envol des oiseaux, une montée en tension, puis une atmosphère froide et dépouillée, faite d’échos, de pas et de voix lointaines.
Sans chercher à donner de leçon, Countdown interroge notre impact sur la nature et notre capacité à percevoir ce qui disparaît sous nos yeux.