Jean-Luc Hervé

Jean-Luc Hervé est formé à la mise en lumière architecturale à l’Institut Général des Techniques du Spectacle et devient créateur de nombreuses mises en lumière pérennes ou événementielles. Il fonde les Orpailleurs de Lumière, collectif de créateurs en son, lumière, image et vidéo.

Il réalise les mises en lumière éphémères ou pérennes de nombreux bâtiments urbains ou industriels et participe régulièrement à partir de 2005 aux Trophées des Lumières à Marseille. On lui doit «Ouvert la Nuit», la mise en lumière de l’Hôtel du Département (Lyon 3e) lors de la Fête des Lumières 2008 à Lyon, ou encore la mise en lumière pérenne de l'Abbaye Saint Victor à Marseille.

Comme les chercheurs d'or passent au tamis des kilos de terre, à l'affût de LA pépite, les Orpailleurs de Lumière sont des artisans qui poursuivent, inlassablement, leur quête de LA lumière : celle qui bouleverse notre perception des espaces urbains, les révélant sous un jour nouveau. Dans leurs scénographies monumentales, la lumière se pose sur la partition. Dès le début du processus de création, ils cherchent à faire s’épouser une mise en scène lumineuse et une œuvre musicale. En 2013, leur lumière rythmait par exemple le «Grand orchestre de Fourvière.» 

lesorpailleursdelumiere.com


Toutes les oeuvres

Time for light (2017)

Dans une symphonie qui mêle étroitement jeu de lumières et partition musicale, les Orpailleurs de Lumière s’engagent dans une course contre la montre pour embraser la moindre parcelle de la colline de Fourvière. Ils n’ont que peu de temps pour évoquer le cycle de la lumière, du coucher du soleil à son lever. Déjà, des aurores boréales apparaissent sur les immeubles du quai ! Vite, après la cathédrale Saint-Jean et le Palais de Justice, il leur reste encore plusieurs lieux à sublimer… Et non des moindres : la Basilique, notamment, et les jardins du Rosaire, sortant de l’ombre pour la première fois cette année. Les lignes verticales de tous les bâtiments emblématiques de la colline se répondent dans un tableau monumental.

Un piano sous la neige (2016)

Place Sathonay, Lyon 1

Assistez au concert d’un pianiste métallique, animé de lumière, dont la mélodie transforme le réel en imaginaire, inonde la place de lumière et de couleurs jusqu’à en faire oublier l’existence. La musique vous galvanise et enveloppe la place, tandis que la lumière fait dialoguer les végétaux et la pierre. Imperturbable, le pianiste poursuit son concert et les notes de piano s’envolent lorsque des flocons tourbillonnent en une tempête.

Cathédrale d’eau et de lumière (2014)

De l’extérieur, votre regard est happé par l’immense cascade qui s’écoule sur la façade nord de l’Hôtel de Région. Entrez et franchissez l’eau bouillonnante… pour voir apparaître, une cathédrale de lumière, dans laquelle résonnent toutes les 30 minutes les chœurs du concert de l’Hostel Dieu et le chant d’une soprano interprétant en direct le Kyrie de la Messe en Ut de Mozart.

Le Grand Orchestre de Fourvière (2013)

De la Saône à la basilique de Fourvière, l’immense orchestre de lumières joue sur le thème d’ouverture du film « Lawrence d’Arabie », composé par le Lyonnais Maurice Jarre. La rivière scintille avec les altos et les violons, les berges s’animent avec les violoncelles et hautbois, le Palais de justice résonne avec le piano, la harpe et les cuivres.

A la rencontre du Rayon Vert (2011)

Les façades de l’église Saint-Georges, à fleur de Saône, s’illuminent en résonance avec celles du lycée Saint-Just qui surplombe la colline de Fourvière pour raconter l’allégorie d’une journée sans cesse renouvelée. La lumière, après avoir atteint son zénith, s’adoucit progressivement, façonnant des paysages aux couleurs douces et nuancées. Et, tandis que le pâle éclat de la Lune émerge peu à peu, le soleil, avant de plonger dans les limbes de la nuit diffuse, fugitivement, derrière l’édifice de Saint-Just, le mythique rayon vert.