Erik Barray

Après l’école de vannerie de Fayl-Billot, Erik Barray fonde en 1978 un atelier dédié au travail du tressage dans l’espace public. Ses créations spectaculaires, proches du land-art, séduisent en 1993 Louis Vuitton pour la décoration des 150 boutiques du groupe. Grâce à la délicatesse de cet art ancestral, ce sculpteur végétal joue sur les paysages. En août 2018, après une résidence avec les indiens Quichuas, l’éco-designer détourne matériaux et techniques traditionnelles d’Équateur pour la création de Nido de Luz à la Fiesta de la Luz  de Quito. Une œuvre qui inspire lucioles et Lianes présentées en 2019.

► www.atelier-erik-barray.com

 


Toutes les oeuvres

"Lucioles" (2019)

Berges du Rhône, Lyon 3, Lyon 6

Rive gauche, en remontant le fleuve depuis le pont Morand, Erik Barray propose une promenade poétique d’un kilomètre. Sur l’allée bordée de platanes, des insectes lumineux et éphémères investissent l’espace. Des essaims blottis contre les branches des arbres font vaciller leur douce lueur orangée telle la flamme délicate de centaines de bougies. En descendant sur les berges, sous le pont de Lattre de Tassigny, des dizaines de surprenantes créatures lumineuses ont envahi le tunnel. La balade se poursuit pour faire découvrir au promeneur de formidables cocons lumineux d’où s’envolent des myriades de papillons multicolores. Aux abords du pont Churchill, cette balade s’achève par une échappée de lucioles étincelantes sur un fond de végétation bleutée, semblant indiquer au visiteur la direction du parc de la Tête d’Or…

 

Lianes (2019)

Lianes a déjà illuminé la Montée du Gourguillon en 2018. Un an plus tard, la nature a essaimé, poussé et envahit un peu plus les murs de la ruelle escarpée. Au-delà de la place de la Trinité, la nature a repris ses droits. Dans un enchevêtrement de lianes, la nature s’immisce dans les interstices et transforme les lieux en univers fantastique digne d’un conte de Lewis Carroll. Le lierre étincelant ruisselle le long des parois minérales et joue de sa lumière sur les pierres séculaires. Au cœur de cet entrelacs végétal, des fleurs rayonnantes accentuent, çà et là, l’atmosphère irréelle. Ponctuant cette balade poétique, un arbre en surplomb scintille dans la nuit.

Lianes (2018)

Montée du Gourguillon, Erik Barray a imaginé un parcours que jalonnent cinq escales végétales. Passé la place de la Trinité, la nature reprend ses droits. La végétation envahit le haut des murs et transforme les lieux en un univers fantastique semblable à ceux de Lewis Carroll. Dans un enchevêtrement de lianes, la nature s’immisce dans les interstices. Tels des rideaux de végétation scintillants, le lierre ruisselle le long des parois minérales. De délicates fleurs lumineuses ponctuent ces compositions naturelles qui distillent une atmosphère irréelle. Cet entrelacs végétal joue de sa lumière sur les pierres. En haut de la côte, pour ponctuer cette balade immersive et poétique, un arbre en surplomb, rue des Farges, accueille de féériques nids de lumière.

Éphémères (2017)

Hôtel de Ville, Lyon 1

Que s’est-il passé ? La cour d’honneur de l’Hôtel de Ville, à l’instar des anciens temples incas, ou de ceux d’Angkor, a été colonisée par des végétaux. La nature reprenant ses droits, des osiers tressés, vibrant en lumière, grimpent à l’assaut du minéral. Des lierres et des liserons lumineux ont envahi les murs et la fontaine. Autour d’elle, tourbillonnent des éphémères, ces papillons qui ne vivent que quelques heures : par un jeu de trompe-l’œil, ils semblent s’élever jusqu’à la coupole de l’Opéra. Entrez dans cet univers poétique et contemplez cette installation dans la cour de l’Hôtel de Ville, ouverte au public à l’occasion de la Fête des Lumières.

Accès uniquement par la place des Terreaux

Arboré'lum (2016)

Quand le végétal reprend ses droits sur le minéral… Envahie par un bosquet de lianes lumineuses et d’herbes géantes au milieu de son terre-plein, sous vos yeux la place devient forêt, devient champ, devient île ou jardin. Bordée par des haies de joncs lumineux, la place vous invite à la contemplation. En lumière et en son, la sève reproduit le cycle des saisons et donne vie à ces végétaux urbains qui vous ramènent à l’essence même du vivant.

Plasticien – graphiste : Richard le Guezennec 
Concepteur lumière : Manu Théry 

Lumi’lierre (2014)

Berges du Rhône, Lyon 3, Lyon 6

Brillant dans la pénombre, plus de 100 fleurs incandescentes et colorées, dont les lianes montent et s’enroulent autour des arbres, telles des glycines, accompagnent votre parcours apaisé au bord du fleuve.

Du Pont Churchill au Pont Morand