Yves Caizergues

Depuis 20 ans, le Lyonnais Yves Caizergues œuvre dans l’univers du spectacle, de l’architecture et de l’événementiel. Fidèle artiste de la Fête des Lumières depuis 2007, il en est, aujourd’hui, l’un des ambassadeurs, faisant voyager ses œuvres dans le monde entier, de Singapour à Toronto. Ses installations spectaculaires remportent toujours un vif succès, le public, d’ailleurs, se souvient encore de sa fameuse boule à facettes sur la basilique de Fourvière en 2014. Prescripteur et consultant, il intervient aussi sur divers projets, comme ceux des Anooki pour la Fête. Pour le triptyque qu’il présente en 2018, au Grand Hôtel-Dieu, le concepteur lumière s’est associé au compositeur lyonnais Merovee et à TETRO, à qui l’on doit notamment le prodigieux GRID en 2013. Un parcours lumière immersif qui sublime la récente rénovation du monument.

http://www.yvescaizergueslightingdesign.com/info.html


Toutes les oeuvres

Polychrome (2018)

Dans le Grand Hôtel-Dieu, du côté de la place de l’Hôpital, Polychrome offre un parcours féérique dans le jardin de la cour du Cloître fraichement rénovée. Jouant sur la saisonnalité, cette installation contemplative et chromatique est bercée par le chant discret d’oiseaux invisibles. Ici, végétal et minéral se mêlent pour créer un univers apaisé et harmonieux, où les faisceaux lumineux verts, rouges, ambres et blancs déclinent avec emphase les quatre saisons de l’année. Dans cette atmosphère bucolique, les couleurs saturées transcendent avec grâce l’architecture et la végétation du lieu. Une véritable immersion au cœur de la nature, en plein centre-ville.

Ascension (2018)

La cour Saint-Henri lovée au cœur du Grand Hôtel-Dieu est dominée par un dôme remarquable, érigé par Soufflot au 18e siècle. Phare architectural dans le paysage lyonnais, cette installation lumière sublime la dimension ascensionnelle de cet élément emblématique de l’édifice. À la nuit tombée, les huit ouvertures de la façade laissent filtrer une timide lueur depuis l’intérieur du bâtiment, comme si elle prenait source en son sein. Puis la lumière accentue crescendo son éclat avant de jaillir conquérante et de s’élever dans le ciel. Au rythme d’une partition classique, un adroit jeu de lumière balaie le monument pour en révéler ses puissantes lignes architecturales. Le blanc, le bleu et le rouge se fondent ensuite pour n’illuminer finalement que l’ange surplombant le dôme dans un final spectaculaire.